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Ouvrir l’atelier de l’historien : médias sociaux et carnets de recherche en ligne

dimanche 11 septembre 2011, par Pierre Mounier

Version auteur d’un texte proposé pour le supplément annuel de la revue de la SHMC.

En quoi les technologies numériques changent-elles les conditions dans lesquelles l’historien exerce son métier ?

Cela fait plusieurs décennies maintenant que des réponses commencent à être apportées à cette question. La constitution de bases de données quantitatives, la numérisation d’importants corpus de sources, la représentation cartographique et l’analyse au moyen d’outils informatiques de réseaux sociaux en sont les marqueurs les plus anciens et les plus importants. Plus récemment, la numérisation rétrospective et l’édition en ligne de la littérature académique de la discipline, que ce soient les revues ou les livres, a constitué une étape supplémentaire dans cette direction. C’est donc à la fois la boîte à outils des historiens, pour reprendre la belle expression du blog éponyme [1], et ses moyens de publication qui ont été profondément transformés par les technologies numériques, jusqu’à présent.

Certains exemples fameux du passé ont appris aux historiens qu’il n’est pas toujours aisé de déterminer à partir de quel moment il est temps de « terminer la révolution ». Les phénomènes révolutionnaires se nourrissent parfois d’eux-mêmes. On peut alors parler, comme le fait le sociologue Philippe Breton à propos d’Internet, de « révolution permanente » [2]. Ce sont donc aujourd’hui de nouveaux outils et surtout de nouvelles pratiques de communication en réseau qui, adoptées de plus en plus massivement par le grand public depuis plusieurs années, ont fait leur apparition plus récemment et commencé à être utilisées dans les sciences humaines et sociales. Il s’agit bien sûr des outils du Web 2.0 qui se distinguent de la génération précédente par leur facilité d’utilisation et le caractère à la fois déconcentré, horizontal et immédiat des pratiques de communication qu’ils permettent : plateforme de partage (de documents, photographies, références bibliographiques), blogs et réseaux sociaux constituent un ensemble de « médias sociaux » dont l’adoption par les historiens fait l’objet de débats croissants comme en témoigne le colloque organisé tout récemment par l’Institut Historique Allemand sous le titre : « Dans la Toile des médias sociaux : nouveaux moyens de communication et de publication pour les sciences humaines et sociales » [3]. Il était particulièrement intéressant d’entendre au cours de ce colloque des chercheurs venus d’horizons très divers évoquer la manière dont ils s’étaient saisis de ces nouveaux outils pour renouveler en profondeur leurs pratiques de communication. On pouvait y rencontrer des historiens comme Peter Haber de l’Université de Bâle avec son blog sur Hist.net [4], André Gunthert de l’EHESS qui a mis en place une plateforme de carnets de recherche en histoire visuelle [5] ou encore Klaus Graf qui a présenté le célèbre Archivalia [6] et a fait sensation en déclarant avec provocation qu’« Un scientifique sans blog est un mauvais scientifique » [7].

Un travail à « atelier ouvert »

Malgré la polémique, il peut être intéressant de tenter de comprendre le rôle que peut jouer et à quel niveau s’insère le carnet de recherche dans le travail du chercheur. Et puisqu’il s’agit à l’évidence d’un dispositif de communication, c’est la question de son positionnement par rapport aux publications traditionnelles, revues et livres, désormais diffusés en ligne eux aussi, qui se pose. Le trait majeur qui ressort de l’observation attentive des carnets de recherche tels que ceux qui viennent d’être évoqués ou qui sont hébergés sur la plateforme Hypotheses.org proposée par le Cléo est le suivant : alors que les publications traditionnelles séparent fortement la communication interne (des résultats de recherche à destination des pairs) et la communication externe (de « vulgarisation » à destination du public), les carnets de recherche ont tendance à les fusionner au sein d’un même espace éditorial. Sur son carnet, l’historien travaille à « atelier ouvert » ; il dévoile le quotidien de son activité, ses lectures, ses trouvailles, ses hypothèses, ses doutes. Finalement, il évoque un aspect de la recherche « en train de se faire » selon la formule consacrée par la sociologie latourienne [8], qui intéresse aussi bien ses collègues les plus immédiats désireux d’accéder sans délai à cette information et éventuellement de la critiquer sur le mode de la conversation scientifique, et en même temps un plus large public intéressé pour une raison ou une autre par le thème traité. Dans tous les cas, ce qui différencie fortement le carnet des formes canoniques de publication contraintes sur le plan formel et temporel, c’est la liberté dont bénéficie son auteur pour le ton, la forme, la longueur, le sujet et le rythme de publication. C’est cette liberté très grande dans les modes d’expression qui donne au chercheur à la fois un certain plaisir et donc une motivation à écrire et attire un lectorat hybride qui a la possibilité d’entrer en conversation avec l’auteur. Le résultat est étonnant : les carnets de recherche sont très différents les uns des autres ; les chercheurs, individuels ou constitués en équipe y publient toutes sortes d’informations diverses selon des rythmes variables et sans homogénéité de longueur. Lorsqu’on les place à côté des revues et d’autres formes de publication plus encadrées, les carnets donnent une impression de désordre complet. Ils exposent le « bric à brac du chercheur » selon la juste expression de Marin Dacos [9]. Et c’est par cette diversité qu’il s’agit de les prendre justement, en détaillant les différentes sortes d’information qui peuvent être diffusées sur ces carnets.

Le plus souvent, on y trouve de courtes notules relatives à l’actualité du domaine remarquées par leur auteur : annonces de colloques et journées d’étude, appels à contribution, signalements de parutions ou d’exposition. Souvent, le carnetier se contente de recopier le texte de l’appel, le programme du colloque, la 4e de couverture de l’ouvrage paru, sans même y ajouter de commentaire particulier. C’est le cas par exemple du carnet Emma issu du programme de recherche sur les émotions au Moyen-âge animé par Damien Boquet et Piroska Nagy [10]. On peut peut-être s’interroger sur l’utilité de ce type de carnet qui n’est apparemment qu’un conglomérat d’annonces parues ici et là. En réalité, il s’agit d’outils de veille précieux puisque qu’ils offrent une sélection raisonnée - et quelquefois catégorisée - de l’actualité d’un domaine. D’autres outils pourraient être utilisés pour effectuer le même travail (comme les services de signalement ou les agrégateurs de ressources) mais le carnet est un support aussi intéressant. Sur Hypotheses.org, certains carnetiers ont systématisé la démarche en ouvrant des « radars », à l’exemple du Nuevo Mundo Radar [11] qui rend compte de la veille scientifique de l’équipe de rédaction de la revue du même nom sur le domaine latino-américain. Il est à noter que cette pratique de partage minimaliste de signalements bénéficie d’une belle dynamique avec la multiplication d’outils de toutes natures pour l’assister. Ainsi le Center for History and New Media à Washington, dirigé par l’historien Dan Cohen, est en train de développer un outil, Pressforward [12], basé sur le même principe.

Notes de lecture

Certains carnetiers choisissent de commenter tout ou partie de leur sélection. On progresse alors vers la rédaction de véritables billets qui prennent la forme de notes de lecture, comme on en trouve par exemple dans Les Préfaces du Griffon [13], le carnet que Raphaëlle Bats a ouvert récemment sur l’histoire de l’édition lyonnaise du XVIe siècle. Il est important de distinguer ces courtes notes, prises et aussitôt publiées dans le feu de l’action, réactions à chaud, premiers commentaires sur une publication, des comptes rendus de lecture qui sont de véritables articles et qui sont publiés dans des revues. L’une et l’autre formes ne se recoupent pas mais se complètent plutôt : la note publiée dans le carnet a l’avantage de la rapidité et de la liberté de ton (on y est souvent plus incisif) tandis que le compte rendu est revu et édité, il est souvent plus complet et plus impartial. Il n’est d’ailleurs pas exclu que l’une devienne le brouillon en quelque sorte de l’autre, une étape préparatoire qui aboutira plus tard à une véritable publication.

Certains carnets proposent des billets plus élaborés, brefs comme il convient à ce type de texte, mais qui rendent compte de tel aspect de la recherche. On peut évoquer le prometteur carnet Rwanda [14] où un doctorant, Rémi Korman, rend compte de ses recherches sur l’histoire et la mémoire du génocide dans les archives de ce pays. Relativement factuels, ses billets rendent compte de l’état des sources sur lesquelles il travaille au moment même où les recherches sont menées. C’est un des intérêts de ce type de publication en ligne, qui repose sur des technologies de blog très légères, de pouvoir être effectuée de n’importe où, y compris dans des conditions de connexion difficiles. D’autres équipes de chercheurs, comme ceux qui travaillent sur les « territoires de l’attente » dans les sociétés américaines et atlantiques [15], choisissent plutôt de publier de courtes notes qui sont autant de commentaires sur des sources historiques comme des photos ou des entretiens de terrain. Ici, l’écriture ne s’embarrasse d’un lourd apparat critique ni d’un souci de cohérence ou de construction. Il s’agit véritablement de notes jetées jour après jour sur le carnet et diffusées en l’état. Contrairement à la revue dont les articles sont édités et revu par les pairs, le carnet de recherche n’est que le carnet de notes du chercheur, rien de plus, mais en tant que tel, il constitue une source inestimable d’informations de première main. Le carnet peut aussi être collectif, du reste, à l’image du carnet AIMOS [16] qui rassemble une équipe de jeunes chercheurs désireux de partager entre eux - et avec un public plus large, des ressources sur l’art et les images du mouvement ouvrier et social.

Le carnet de note a d’ailleurs quelquefois une valeur historique par lui-même. C’est ce qu’a bien compris l’équipe du Centre d’étude des mondes africains qui publie Les Cahiers de Terrain de Raymond Mauny [17] en publiant en ligne une version numérisée des carnets du célèbre archéologue selon une temporalité quasi-similaire...à soixante ans de distance. Au-delà de la curiosité qu’une telle opération peut susciter et de l’astuce avec laquelle cet élément du patrimoine scientifique est ici valorisé, on ne peut qu’être piqué par la continuité historique d’une tradition savante qui s’établit ainsi d’un support à l’autre et par-delà les affirmations révolutionnaires dont le développement des technologiques numériques s’accompagne souvent : le blog ou carnet de recherche en ligne n’est rien de plus qu’un cahier de terrain partagé, ce qui change à la fois rien et tout. C’est d’ailleurs très exactement ce qu’a voulu établir Christian Jacob dans le deuxième tome de sa magistrale enquête historique sur les Lieux de Savoirs [18], en commandant un chapitre sur les carnets de recherche en ligne.

Une communication schizophrénique ?

Au-delà du carnet de terrain en ligne, certaines équipes choisissent d’éditer davantage leurs billets en homogénéisant l’écriture et la présentation de l’information. C’est le cas par exemple du Blog de la Grotte des Fraux qui évoque les campagnes de fouille effectuées dans la grotte du même nom en Dordogne. Très illustré, ce carnet rend compte de manière scrupuleuse de l’avancée des travaux au fond de la grotte est un cas intéressant car il touche à la fois un lectorat très spécialisé (les textes sont souvent très techniques), et en même temps un public plus large amateur d’archéologie :

« Le monde particulier de l’art et de la grotte, avec tout ce que ces domaines véhiculent comme images et imaginaires mais également comme interdits, incarne les difficultés de confrontation à un objet de recherche particulier. Parce que la communauté scientifique et le public accèdent avec difficulté à ces milieux physiques et mentaux, notre volonté est de mettre à disposition des chercheurs et des citoyens ces éléments de réflexion.

Cette posture pourra sembler schizophrénique ! Comment allier tout à la fois le bon déroulement d’un programme de recherche – tel qu’il requiert de peser les hypothèses, de tester les protocoles, de valider ces résultats …) – et la divulgation de données brutes, non abouties et susceptibles d’être contredites ! C’est là tout l’enjeu de ce blog de chercheurs : communiquer très rapidement des données sur un portail scientifique tout en se donnant la liberté de se contredire et de se déjuger. Telle est l’idée qui nous a séduits dans ce projet. » [19]

Point de schizophrénie dans le projet du Blog de la Grotte des Fraux, bien au contraire, puisqu’il tente de rassembler au sein d’un même espace éditorial à la fois des hypothèses de travail non confirmées, des résultats validés et des explications à destination d’un public non professionnel. Pour cette raison, ce blog constitue une des expériences les plus intéressantes et innovantes en matière de communication scientifique.

Du « carnet de brouillon » au carnet de fouille plus élaboré, le carnet de recherche en ligne a l’avantage d’une grande flexibilité qui permet à chaque auteur de définir pour lui-même l’usage qu’il souhaite faire de son carnet. La distance n’est d’ailleurs pas facile à établir et procède de mille ajustements successifs, comme en témoigne Benoît Kermoal dans un des derniers billets publié sur son carnet Enklask/Enquête qui porte sur son sujet de thèse : l’histoire du mouvement socialiste en Bretagne :

« malgré mes précautions, certains lecteurs semblent penser que les billets de ce blog forment l’ensemble de ma recherche. Mais ce ne sont que des esquisses, des portions d’un puzzle qui n’a pas de modèle, un ensemble de pièces de lego qui s’emboîtent mal et ne forment encore aucun objet. Pourtant, je continue tout d’abord pour m’entraîner à l’écriture. Mais je continue également car cette forme d’exercice a le mérite d’ordonner ma recherche, de me permettre de classer, de creuser et suivre des pistes et de ne pas avoir l’impression paralysante de faire du surplace.

Alors bien sûr pour le lecteur, cela peut paraître brouillon, trop brouillon, et aussi sans doute trop égocentré comme peut l’être un journal d’enquête que l’on garde pour soi. Mais « Enklask/Enquête » n’est pas un carnet de brouillons (j’en ai déjà plein) ; ce n’est pas non plus une liste de billets formant des articles définitifs et rédigés dans les règles de l’art historique. C’est une forme hybride, une exploration de plusieurs chemins avant de trouver la bonne route. Il ne faut pas craindre dès lors de revenir en arrière, de s’avouer perdu ou de reconnaître ses erreurs. Mais l’important est quand même d’avancer dans la recherche. Une telle forme hybride implique aussi de multiplier les changements de ton, les points de vue et les angles d’attaque » [20]

Ouvrir les archives ?

Il est un domaine qui joue un rôle central dans l’atelier de l’historien et sur lequel celui-ci a bien souvent du mal à divulguer de l’information. Il s’agit de l’archive dont les découvertes qu’il pourrait y faire sont susceptibles de lui donner un avantage compétitif sur ses collègues. Alors qu’il est souvent difficile à l’historien de rendre publiques un certain nombre d’informations sur « ses » archives, en particulier tant que son travail n’a pas fait l’objet d’une ou plusieurs publications, certains chercheurs ont choisi de travailler à « archive ouverte ». C’est le cas d’Isabelle Brancourt qui mène depuis plusieurs années ses recherches sur le Parlement de Paris où elle poursuit en particulier depuis deux ans « la mise à disposition de [son] carnet personnel d’analyse des recueils confectionnés par le commis greffier Jean-Gilbert Delisle, au service du greffier en chef civil du parlement de Paris dans la première moitié du XVIIIe » [21]. On ne connaît pas beaucoup d’exemple de mise à disposition de matériaux bruts dans le cours même de la recherche. La pratique est suffisamment rare, semble-t-il, pour être relevée, en ce qu’elle interroge à rebours les pratiques les plus courantes dans la discipline.

Il serait injuste de terminer ce tour d’horizon des différents usages qui peuvent être faits par les historiens du carnet de recherche en ligne sans évoquer les carnets méthodologiques qui commencent à naître dans plusieurs disciplines comme la sociologie par exemple avec Quanti, mais aussi en histoire avec Devenir Historien-ne [22] ou encore de manière transversale avec Les Aspects concrets de la thèse [23] qui concerne aussi bien les historiens que les autres disciplines.
« Thinking with my fingers ». Pour la plupart des carnetiers comme pour la chercheuse Toni Mortensen qui choisit d’attribuer ce titre à son blog [24], le carnet de recherche est d’abord un outil de réflexivité comme l’est le carnet de notes leur permettant d’avancer dans leur recherche en l’explicitant. Pourtant, ce carnet de notes n’est pas anodin : diffusé en ligne, il est partagé et mis en public. Il porte avec lui une ambigüité que résume bien Benoît Kermoal : « A qui s’adressent les billets ? C’est selon, soit à moi seul, soit à tous les lecteurs, ou encore parfois aux doctorant-e-s ou aux amateurs d’histoire locale ou d’histoire du mouvement ouvrier. Mais c’est surtout un travail qui me permet de structurer ma recherche ». Cette ambigüité, qui est le prix à payer de la liberté, peut être critiquée à bon droit. Elle l’est d’ailleurs souvent. Mais elle est aussi ce qui fait toute la richesse du carnet de recherche. Parce qu’il libère l’écriture du chercheur de tout le poids du formalisme académique, le carnet est en position d’en libérer aussi la créativité. Mais le processus ne peut fonctionner que s’il est soumis à lecture publique, porté vers des destinataires variés ou indéfinis. Il constitue alors une prise de risque indéniable pour le doctorant comme pour le chercheur confirmé. Le jeu en vaut pourtant la chandelle.


[1Franziska Heimburger and Emilien Ruiz, ‘La Boite à Outils Des Historiens’ http://www.boiteaoutils.info/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[2Philippe Breton, Le culte de l’internet : une menace pour le lien social ? (Editions La Découverte, 2000).

[3Pierre Mounier, ‘Dans La Toile Des Médias Sociaux / Im Netz Der Sozialen Medien 27 – 28 Juin 2011’, Digital Humanities à l’IHA, 2011 http://dhiha.hypotheses.org/25 [consulté le 28 August 2011].

[4Peter Haber and Jan Hodel, ‘Weblog.hist.net Weblog Zu Geschichte Und Digitalen Medien’ http://weblog.hist.net/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[5‘Culture Visuelle | Média Social D’enseignement Et De Recherche’ http://culturevisuelle.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[6Klaus Graf, ‘Archivalia’ http://archiv.twoday.net/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[7Mareike König, ‘Tweets Und Gedanken Zur Tagung “Im Netz Der Sozialen Medien”’, Digital Humanities à l’IHA, 2011 http://dhiha.hypotheses.org/284 [consulté le 11 Septembre 2011].

[8Enro, ‘Comment Montrer La “science En Train De Se Faire” ? ?’, La Science, La Cité, 2008 http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php ?2008/05/31/261-comment-montrer-la-science-en-train-de-se-faire [consulté le 11 Septembre 2011].

[9Marin Dacos and Pierre Mounier, ‘Les Carnets De Recherches En Ligne, Espace D’une Conversation Scientifique Décentrée’, in Lieux De Savoir (Paris : Albin Michel, A paraître), ii.

[10Damien Boquet and Piroska Nagy, ‘Les Émotions Au Moyen Âge | EMMA ? : A Research Program on Emotions in the Middle Ages’ http://emma.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[11Frédérique Langue (dir.), ‘Nuevo Mundo Radar | La Atalaya Del Nuevo Mundo’ http://nuevomundoradar.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[12‘Introducing PressForward’, Roy Rosenzweig Center for History and New Media, 2011 http://chnm.gmu.edu/news/introducing-pressforward/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[13Raphaëlle Bats, ‘Les Préfaces Du Griffon | Sébastien Gryphe ? : Imprimeur, Éditeur, Auteur’ http://gryphe.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[14Rémi Korman, ‘Rwanda’ http://rwanda.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[15Laurent Vidal, ‘Terriat | Les Territoires De L’attente’ http://terriat.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[16Emeric Tellier, ‘AIMOS | Arts, Images Du Mouvement Ouvrier Et Social’ http://aimos.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[17Fabrice Melka, ‘Cahiers De Terrain De Raymond Mauny | Un Blog Utilisant Hypothèses, Portail De Carnets De Recherche’ http://mauny.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[18Christian Jacob, Lieux De Savoir ? : Tome 2, Les Mains De L’intellect (Editions Albin Michel, 2011).

[19‘L’esprit Du Blog’, Le Blog De La Grotte Des Fraux, 2007 http://champslibres.hypotheses.org/7 [consulté le 11 Septembre 2011].

[20‘Seulement La Partie Visible De L’iceberg’, Enklask / Enquête, 2011 http://enklask.hypotheses.org/257 [consulté le 11 Septembre 2011].

[21Isabelle Brancourt, ‘Mon “carnet” Delisle ? : Son Journal Pour L’année 1730 (I)’, | Parlement De Paris (XVIe-XVIIIe S.), 2010 http://parlementdeparis.hypotheses.org/218 [consulté le 11 Septembre 2011].

[22Emilien Ruiz, ‘Devenir Historien-ne | Méthodologie De La Recherche Et Historiographie En Master Histoire’ http://devhist.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[23Moritz Hunsmann, ‘Les Aspects Concrets De La Thèse | Un Blog Par Et Pour Les Jeunes Chercheurs En SHS’ http://act.hypotheses.org/ [consulté le 11 Septembre 2011].

[24T. Mortensen, ‘Thinking with My Fingers’ http://torillsin.blogspot.com/ [consulté le 11 Septembre 2011].

Messages

  • Magnifique tour d’horizon. La locomotive hypotheses a changé le monde...quelle différence par rapport à un « avant » pas si lointain, quand Médiévizmes faisait rire les bien-pensants.

  • Cher Pierre,
    alors que notre carnet « EMMA - les émotions au Moyen Âge » s’apprête à fêter ses 3 ans d’existence, je voudrais également rendre hommage à ce formidable outil d’échanges et de connaissances. Comme vous le soulignez, le carnet EMMA est un lieu de veille, essentiellement destiné aux chercheurs qui s’intéressent à l’histoire des émotions sans que ce soit nécessairement leur champ de recherche spécifique, mais également aux étudiants ou à toutes les personnes qui souhaitent suivre l’activité d’un domaine de l’histoire qui n’est plus balbutiant (d’où l’intérêt de sélectionner et d’organiser l’information) mais loin encore d’être connu de tous. Juste une petite précision : le carnet d’EMMA propose aussi des textes originaux, que ce soit des comptes-rendus d’ouvrages, de colloques ou de séminaires ; des textes de conférences ; des présentations de thèses en cours ou déjà soutenues ou des traductions originales d’articles publiés. Le rythme de publication est certes bien plus lent que les billets réguliers de veille que nous diffusons, mais nous essayons d’apporter à ces textes le même soin qu’à nos publications papier. A nos yeux, c’est dans cette souplesse à mélanger les formats et les genres - en complémentarité avec l’édition scientifique traditionnelle - que se trouve l’une des grandes richesses d’hypothèses.org. Merci encore à toute l’équipe de nous offrir les moyens de cette liberté.

  • Je pense aussi que les technologies numériques changent les conditions dans lesquelles l’historien exerce son métier, elles lui donnent plus de facilités pour trouver les sources et et permettent surement de mieux réaliser son travail mais tout ceci est encore à confirmer.

     
     

    Spécialiste de la grande distribution

    Paul je suis spécialiste en grande distribution et j’étudie son histoire et notamment la grande distribution en France.