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La distribution de films a du mal à s’adapter au nouveau cadre défini par les technologies numériques

jeudi 7 septembre 2006

Au moment où Amazon.com lance son service de téléchargement de films et que iTunes s’apprête à ouvrir le sien la semaine prochaine, il peut être utile de lire plusieurs publication récemment parues sur la question de la diffusion du film a l’ère numérique.

Un premier rapport, rendu cet été par Daniel Goudineau au Centre National de la Cinématographie sur la projection numérique en salle, et résumé récemment par le site Ratiatum, met en évidence les nombreuses difficultés que rencontre ce mode de distribution. Ainsi, la peur du piratage incite-t-elle les diffuseurs a utiliser systématiquement des systèmes de DRM sur leurs films, afin qu’aucune fuite ne soit possible. La conséquence, renforcée par le coût très élevé des équipements et leur manque d’interopérabilité est un renforcement de l’intégration verticale du système de distribution, avec un faible nombre d’acteurs, diminuant encore un peu plus l’indépendance des salles.

Si la situation du numérique en salle est encore faiblement développée (seules 150 salles dans le monde sont équipées en D-Cinéma), la distribution de films par Internet n’est pas beaucoup plus explorée. Un article publié par Sophie Boudet-Dalbin dans la revue Sens-Public fait le point sur cette question. Elle insiste en particulier sur la situation européenne, en montrant que la politique audiovisuelle de l’Union semblent décalée par rapport aux possiblités qu’offre en théorie ce mode de distribution.

Pour finir, on peut s’interroger sur la réalité des usages correspondant à la distribution payante de films de cinéma sur Internet. Un article de Wired tend à montrer que dans le domaine de l’audio-visuel, comme pour le texte finalement, et c’est ce qui est intéressant, la forme courte l’emporte sur la forme longue. Le succès des clips vidéos, qu’ils soient musicaux, d’actualités ou produits par des amateurs en est la preuve. D’un autre côté, selon une enquête récente analysée par Wired, un nombre relativement faible d’internautes ont jusqu’à présent téléchargé un film complet contre paiement.


Voir en ligne : Ratiatum

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