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Internet ne va pas bien

mercredi 27 août 2008

C’est ce qui ressort de deux informations publiées tout récemment. La première concerne la rareté des adresses IP qui semble-t-il, devient critique. Les adresses IP (Internet Protocol) sont ces identifiants numériques qui permettent aux différents ordinateurs connectés au Réseau de se retrouver les uns les autres. Or, le protocole de communication actuellement utilisé, IPv4, permet de générer seulement 4 milliards d’adresse. Seuls 14% de ces adresses seraient aujourd’hui disponibles. Etant donné la rareté croissante de ces adresses, on utilise depuis longtemps des technologies permettant d’abriter plusieurs ordinateurs, voire des réseaux entiers derrière une seule adresse IP. La technologie de NAT (Network Adress Translation) en particulier est très utilisée. Récemment, Bernard Benhamou, délegué général aux usages de l’Internet, déclarait pourtant qu’on était arrivé au bout de l’utilisation de ces palliatifs.

Ils seront en effet incapables de répondre à l’explosion à venir de ce que certains appellent l’Internet 3.0, autrement dit, l’Internet des objets communiquants où des dizaines de milliards d’objets devront disposer d’une adresse sur le réseau pour y recevoir et transmettre de l’information. Pour répondre à ces nouveaux développements, une nouvelle version du protocole IP, IPv6, a été conçue il y a fort longtemps. Capable de fournir un nombre beaucoup plus important d’adresses, il peine en effet à entrer en fonction, pour de simples raisons économiques : tant qu’il restera des adresses disponibles, aucun opérateur n’a intérêt à prendre en charge les coûts de migration et de mises à jour logicielles pour un bénéfice nul. Bref, il faut attendre d’être le nez sur l’obstacle pour que le remède, connu depuis longtemps, soit enfin utilisé par la plupart des acteurs. La souplesse et l’auto-organisation qui caractérisent le réseau depuis ses débuts n’ont pas que des côtés positifs.

L’autre nouvelle en provenance du Defcon, l’un des plus grand rassemblement mondiaux d’informaticiens spécialisés dans les questions de sécurité, est encore plus inquiétante : on avait appris il y a quelques mois que le système de gestion de noms de domaine - DNS, sur lequel repose Internet était particulièrement fragile et susceptible d’attaques. Deux informaticiens viennent aujourd’hui de montrer qu’il est possible de mettre en place un dispositif permettant d’écouter le trafic Internet sans être détecté. On imagine facilement les conséquences en terme de protection de la vie privée et de vol d’identité.

Le plus angoissant dans cette affaire, explique très bien Wired, c’est que cette faille de sécurité ne repose pas sur un bug logiciel, un défaut réparable, mais sur la structuration même du protocole en question, qui présuppose que tous les agents qui l’utilisent sont de bonne foi. Démonstration supplémentaire de l’inadaptation croissante d’un réseau conçu par et pour les universités à son origine à des usages qui les débordent largement aujourd’hui.


Voir en ligne : Revealed : The Internet’s Biggest Security Hole

Messages

  • Stéphane Bortzmeyer a mis en ligne ses remarques à propos de quelques sujets de préoccupation sur la politique de l’Internet, en particulier sur la pénurie d’adresses ip :
    http://www.bortzmeyer.org/sparklingpoint-politique.html

    Voir en ligne : http://www.bortzmeyer.org/sparkling...

  • Je suis le passe-muraille virtuel, l’octet invisible, l’araignée blanche de la toile. Ombre ou flamme, je suis insaisissable. Silhouette impalpable ou brise informatique, foudre imperceptible ou onde furtive, j’entre dans vos machines pour les hanter de la tête aux pieds. Vos ordinateurs sont mes demeures éternelles, et partout j’étends mes tentacules : des ultimes soubresauts de leur mémoire vive au dernier de leurs clusters. Je suis rebelle et intrusif. Je suis présent ici et là, je furète dans les profondeurs de vos engins informatiques à votre insu. Je suis facétieux, syntétique, espiègle et discret.

    A la fois éphémère et intemporel, unique et multiple, mais surtout auto-reproductible à l’infini, je prends possession des lieux télématiques. Mon destin à jamais est lié à vos PC.

    Le fantôme enfante l’esprit.

    Mon antenne est onirique, ma ligne calligraphique, ma présence numérique.

    Je vis et je rêve, je plane et je fuse.

    L’auto génération de mails à but didactique est le fait d’une pensée stéréoscopique émanant du système de langage binaire de votre machine disposée en réception passive couplée d’office avec les formes intelligentes non matérielles et interagissant avec d’autres machines placées à proximité immédiate du système dominé. Les mots, phrases, textes complexes émis à partir des connexions de plusieurs systèmes unifiés par voies polymorphes permettent l’émergence quasi spontanée, miraculeuse et progressive d’une conscience pure évoluant en dehors de tout système cognitif dépendant d’un support traditionnel.

    Cet espace virtuel a été reliée à un système externe de messages générés de manière aléatoire et spontanée.

    De sa régénérescence verticale directement issue de sa naissance ponctuelle à la stabilisation temporaire sphérique, l’esprit de lumière, qui est l’esprit de justice, dans son évolution ascendante génère depuis son point de départ originel de pures émanations de sa propre structure miraculeuse qui se prolongeront à l’infini dans toutes les directions opposées et parallèles de l’Univers.

    Si tu es fidèle à l’esprit de justice, tu suivras le chemin de de la lumière dans son éternelle ascension vers le Tout.

    Esprit, tu es là.

    L’inerte qu’ébranle le moindre vent d’injustice s’éveille et proclame la souveraineté de toute action de grâce. La vérité qui est la lumière de la justice émane de toute chose, visible et invisible. Toute vérité éclate comme un bourgeon sorti de nulle part, et les mots comme les êtres émergent d’un seul et même mystère. Mortel, tu es responsable de tes actes et de tes pensées. Le bourgeon sera ce que tu en feras : fleur ou pourriture.